En entamant notre descente vers le sud nous passons rendre visite à la tante d'Émilie Sengelin (une copine de la poudrière), qui habite à Tonwsville et soigne des chauves souris. Nous aurons droit à de nombreuses explications sur la vie des Flying Fox comme on les appellent ici, les renards volant. On tripote les plus belles et les moches restent planquées sous leurs ailes, très peureuses et souvent en mauvais état après avoir heurté des lignes à haute tension ou des fils barbelés.
Nous progressons ensuite vers l'archipel des Whitesunday, 74 îles volcaniques appartenant au parc national de la grande barrière de corail.
La plupart d'entre elles étant inhabitées il est possible, après obtention d'un permis, de camper en y passant quelques jours façon Robinson Crusoé. L'ile que nous choisissons est la plus petite, 5km², pas d'eau ni électricité, seul un WC à sec comme dans tous les parcs nationaux. Rien à visiter pas de randonnées à faire, seul le soleil et la baignade pour les trois jours à venir, le pied!!!
Nous croisons les doigts pour avoir la chance de n'être que nous deux. Pas de bol, 3 jeunes français ont eu la même idée et nous voilà réunis à 5 pour vivre sur une îles déserte presque déserte. Bonne surprise ils ont apporté le rosé, on a le saucisson et le jeu de tarot. La navette nous dépose sur la plage avec nos vivres et nos trois nouveaux amis d'apéro.
Le premier jour on décide tout de même de se la jouer sportifs et partons en amoureux faire le tour de l'ile à la nage. Ni poissons ni coraux, mais ça fait du bien de barboter dans l'eau même si elle n'est qu'à 21 degrés et que Gaëlle garde sa combinaisons tout le temps.
Après une heure de nage, on découvre une petite plage de l'autre coté de l'île, cette fois-ci bien déserte, où nous nous arrêtons un instant. Le carde et superbe, l'endroit est recouvert d'une végétation alternant entre sapins, palmiers et jungle. Parfois on se croirait en Croatie mais Sébastien lui, préfère dire que nous sommes dans les iles des fjords norvégiens. C'est peut être à cause de la température de l'eau car il ne porte pas de combinaison néoprène. Arrivés à la pointe de l'ile nous nous retrouvons encerclés par de petites méduses avec de longs filaments transparents. Panique, on sort rapidement de l'eau et devrons finir notre chemin pieds nus sur des cailloux méchamment pointus. Ça nous apprendra à vouloir être toujours actifs, on restera à glander sur la plage les deux prochains jours.

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