10/08/2010

Cairns et la barrière de corail

Cairns est la capitale mondiale de la plongée sous-marine. On nous avait prévenu la grande barrière de corail et à plus de 65 km des côtes australiennes, on ne voit encore et toujours que de l'eau couleur brouillasse. La ville bordée de magnifiques montagnes recouvertes de forêt humide et l'une des plus agréable que l'on ai traversé.


Ici c'est 25 degrés toute l'année une ambiance décontracte, cool mais aussi culturelle et sportive. Le tourisme rapportant énormément d'argent, toutes les installations sont neuves et gratuites.
Nous passerons en tout plus de 7 jours en dormant sur des parkings gratuits, douches chaudes et WC nickel gratis, barbecue éléctriques gratis.
Impossible de se baigner encore une fois à Cairns, la ville a donc reconstitué un lagon en plein centre avec de l'eau de mer et du sable qui donne à l'esplanade des allures d'hôtel 5 étoiles. Le matin les cours d'aquagym et volley ball et le soir salsa manbo pour tout le monde.





Sur le ponton un petit garçon porte un teeshirt sur lequel il a marqué " A bad day fishing is better than a good day at school" " Un mauvais jour à la pêche vaut mieux qu'une bonne journée à l'école"


Notre rêve à tous les deux était de pouvoir plonger sur la barrière de corail. En nous renseignant dans un club on apprend qu'ils sont à la recherche de volontaires pour travailler sur le bateau à la vaisselle et au nettoyage des cabines. Il nous faudra tout de même partir trois jours en croisière à nos frais pour nous donner la possibilité de rester 8 jours de plus comme bénévole avec en contre partie un petit lit, la nourriture et trois plongées par jour gratis.

Bingo!!!

On embarque avec l'équipage pour 11 jours de bonheur. Malgré quelques vomis, cette expérience extraordinaire restera gravée dans nos mémoires. Les fonds sous marins sont de toute beauté, coraux de toutes sortes aux couleurs fluorescentes, quant le soleil daigne pointer le bout de son nez, poissons clown, anges, perroquets nos préférés... Les requins et tortues sont au rendez vous tous les jours ainsi que des bénitiers de plus de 1 mètre. Nous avons aussi eu la chance de faire notre première plongée de nuit, étrange mais agréable.

Planning de nos journées:

5h30 réveil pour la plongée de 6h00 (les poissons de nuit vont se coucher et ceux de jours sortent)

7h00 petit déjeuner copieux

7h30 vaisselle à la main (parfois plus de 100 couverts)

8h30 nettoyage des cabines et des parties communes

11h00 plongée

12h00 déjeuner

12h30 vaisselle

15h00 un peu de plonge avant d'aller plonger

16h00 plongée

18h00 diner

18h30 vaisselle

19h30 nettoyage de la cuisine

20h30 dodo, vingt mille lieues sous les draps



Notre cabine à partager avec un autre membre de l'équipage.









Nos deux chefs Dora et Peter


Au final 18 plongées pour Gaëlle et 25 pour Sébastien et plein de balades au masque et tuba

Port Douglas


Port Douglas est le St Tropez d'Australie, très chic et cher nous ne ferons que passer.
Un belle petite chapelle permet aux mariés de se dire oui face à la mer mais seulement après deux ans d'attente en réservation.





Ici aussi les gents payent des milliers de dollars pour marcher sur la plage.


Pas mal d'endroit nous rappelle la Nouvelle Calédonie comme les étalages de fruits sur la route où il suffit de déposer l'argent dans une boite. La confiance règne.



Laura

Comme on pensait que notre voiture n'en avait pas assez de faire de la piste on a décidé d'aller visiter les peintures rupestres proche de la communauté Aborigène de Laura.
La route alterne entre portions bitumées et route de terre, on y va doucement.
On visite le site de split rock avec ses jolis peintures et son beau point de vue sur la vallée.



Les chauves souris aborigènes.



En continuant quelques kilomètres plus loin la route bitumée s'arrête d'un coup, un gros caillou pointu et paf le réservoir d'huile n'aime pas le choc.
On jette un coup d'oeil dessous, de l'huile coule.
On conduit la voiture jusqu'à Laura à peine éloignée de 2km en espérant trouver un garage sur place.
On trouvera Ben et son entrepôt qui fait office de réparateur, garagiste et bricolages en tous genres.


Finalement plus de peur que de mal, le trou du réservoir sera réparé avec de la pâte Epoxy et on en profitera pour observer les bonnes gueules au pub en attendant la réparation.




On passera finalement la nuit à Laura. Un couple de retraité à qui nous avions fièrement expliqué n'avoir eu aucun problème mécanique sur les 12000 derniers kilomètres, décident de nous inviter à diner pour nous réconforter.
Ils nous préparerons des pommes des terres au barbecue et nous feront boire un horrible jus de raisin alcoolisé qu'ils nommerons "vin". On passera une super soirée avec eux et une petite gueule de bois nous attendra le lendemain matin.







Cooktown


Cooktown est la dernière ville accessible avant d'attaquer la péninsule du cap york.
Au delà c'est le territoire des 4x4 jusqu'à l'extrême pointe nord de l'Australie.
C'est ici que le capitaine Cook s'est échoué il y a des lustres. Il restera 3 mois dans les environs à réparer son bateau l'Endeavour, dont la rivière porte aujourd'hui le nom.
La jolie petite ville qui a prospéré grâce à la ruée vers l'or de 1890 est actuellement un des coins favoris pour les pêcheurs de Marlins.


Depuis le phare surplombant la ville, on a un super point de vue sur l'embouchure de la rivière et de la mangrove environnante.




On a bien aimé la ville, tranquille avec la végétation tropicale qui se jette directement dans la mer.

Cape tribulation et Daintree forest

Toujours dans l'extrême nord du Queensland le Wet tropical heritage est l'une des zones les plus sauvage d'Australie. Pour y accéder nous prenons un bac et débarquerons dans cette forêt tropicale qui abrite des milliers d'espèces d'oiseaux, papillons et végétaux.


Nos premiers pas se feront sous la pluie où des enfant se transforment en Totoro en se protégeant avec d'immenses feuilles de palmier.


Rien ne vient gâcher la beauté sauvage des plages, les écolodges et autres auberges restent enfouis sous les feuillages




Quelle chance!!! Sur notre route nous croisons un Casoar. Pouvant atteindre la taille d'un homme adulte, cet oiseau rare est à lui tout seul à l'origine de l'expansion de la forêt tropical, car avec un bec robuste il est le seul à pouvoir casser les plus grosses graines et permettre aux semences de germer plus vite.





La mangrove à marée basse où des milliards d'organismes ont élu domicile sont à la base d'une chêne alimentaire primordiale à la planète.


Nous n'avons pas non plus de chances avec les plages du nord infestées elles aussi de crocodiles et méduses mortelles. Malgré les 28 degrés annuel, ici on se croirait en Bretagne ou en Galice, les gens marchent sur des plages infinies et magnifiques, ramassent des coquillages, mais ne se baignent jamais. L'eau des rivières qui se déverse dans la mer lui donne une couleur marron pas très engageante. même à 10 cm du bord si on met le pied on ne le voit pas.
On peut dire que ça a sauvé cette zone du tourisme de masse avide d'eau turquoise.




Rodéo à Mareeba

On s'offre une bonne tanche de culture Australienne en nous arrêtant à Mareeba pour assister au plus important rodéo de la région.
Au programme, élection de Miss Rodéo, concours de bucheron, démonstrations de lasso, rodéos à cheval ou sur taureaux furieux. Le tout dans une ambiance de fête foraine, hotdogs, manèges et glaces à gogo. On a adoré!!!



Les reines de beauté balancent des bonbons au visage des passants du haut de leur pick-up carrosses. Gaëlle se prendra plusieurs sucettes dans la figure!



Compet' de bucherons, 15 secondes chrono!




De beaux bébés au travail!!!



On découvrira également combien les Australiens sont organisés.
Installés pour deux jours autour de l'arène de rodéo, certains sont venus avec tentes, tables, glacières, barbecues. D'autres ont même amené le canapé de leur salon et arrivent carrément en semi remorque.




colonne vertébrale en caoutchouc!!!!