25/01/2010
Retour en Australie
C'est la fin de notre parenthèse en Nouvelle-Calédonie.
Il va falloir se remettre sérieusement a l'anglais et après un mois de pause le retour risque d'être difficile.
Objectif redescendre dans le sud direction Melbourne et la Tasmanie en s'arrêtant sur le chemin pour faire les vendanges.
A bientôt.
Course de vaha
Le vaha est une pirogue polynésienne, on peut pratiquer seul, à deux, à six ou à douze.
La course à laquelle participe Romain se cour à six sans relais et sur une distance de 42 kilomètres.
Une broutille, surtout quand on pense au vent de face, aux vagues, à l'inconfort des sièges du Vaha, des ampoules à cause de la rame, des coups de soleil, des brulures provoquées par la répétition du mouvement et la cadence infernale.....c'est fou, je comprends pas pourquoi mais ça a quand même l'air bien.
L'île des pins et la piscine naturelle.
Petit bijoux d'eaux turquoises et de sable blanc.
On nous en avait parlé et c'est vrai que c'est magnifique. Le paradis sur terre.
Nous nous réveillons à 6h du mat pour profiter de la piscine naturelle sans les touristes. Nous voilà seul dans l'un des lieu les plus somptueux de Nouvelle Calédonie.
Une petite faim et nous nous retrouvons les pieds dans l'eau pour déguster une langouste cuite au feu de bois, le top.
Yaté et le sud.
Le grand sud et Yaté
Romain et Mélina nous font faire le tour du sud.
Première halte au sublime parc national de la rivière bleue.
Terre rouge, eau bleu ,soleil de plomb et paysage martien.
On poursuit vers Yaté petit village isolé dans la partie sud de la cote Est.
On arrive vers la tribus de Goro, on roule dans une végétation proche de la garrigue.
Au passage d'un col on tombe brutalement sur un monstrueux complexe industriel,la grande usine de Goro.
On a l'impression de débarquer dans un film de science fiction, huit ans de travaux et l'usine ne devrait plus tarder à commencer la production. Un traitement plus polluant qu'un autre mais meilleurs marché sera employé par l'usine pour traiter le minerais de nickel.
C'est dommage, La Nouvelle-Calédonie est déjà une des régions les plus polluée d'Europe.
Maré
Une des trois Iles loyauté.
Nous allons chez Léon, un gros con antipathique qui gère un gite en tribus.
Il beugle pour nous indiquer où nous pouvons planter notre tente.
Arrivée merdique, encore une fois sous la pluie sur l'île qui, sur le papier a l'air vraiment superbe.
On part se baigner pour retrouver le moral, tellement l'arrivée sur Maré est tristoune.
Là une dizaine de gamins de 5 a 12 ans en pleines vacances scolaires nous sautent dessus et commencent à nous questionner.
Le contact passe tout de suite, les enfants sont beaucoup moins réservés que les adultes.
Par contre on ne comprend pas tout de suite pourquoi, mais quand on pose des questions, ils ne répondent pas toujours.
Quelques temps plus tard, je me souviens que dans certaines tribus on répond « oui » non pas de manière orale mais par hochement de sourcils.
Chouette on commence à comprendre quelques chose.
Les enfant s'improvisent guide pour la journée.
On peux aller partout sans se faire engueuler avec eux.
Ils nous racontent le rituel de la bastonnade quand le garçon peut enfin se raser.
Tous les gars lui tombent dessus avec un bâton et le roue de coups jusqu'à ce que leurs bâtons se cassent. On leurs demandent si ça leurs fait peur et ils nous répondent en se marrant qu'ils ont hâte d'y être!!
Un peux plus tôt Gaëlle et mois voulions faire la Coutume, comme on nous l'a recommandé et comme le mentionnent les guides que nous avions lu.
C'est le geste que l'on est censé faire en offrant quelques francs et un paquet de cigarette le tout enroulé dans paréo en arrivant en tribus pour remercier le grand ou le petit chef de nous recevoir.
Les enfants nous escortent vers la case du chef en nous demandent en se marrant pourquoi on fait ça, que de toute manière le chef s'en fout complètement et que par dessus le marché, il ne fume même pas!
On arrive à la chefferie escorté des enfants. Un groupe de jeunes adultes travaillant à coté du chemin nous regardent passer bizarrement.
Là on se sent comme des touristes blanc venu jouer au rituel exotique pour voir comment ça fait d'être avec des kanaks. On a l'air con.
Rencontrer un chef c'est toujours impressionnant,on est un peu intimidé.
Le chef, un gros pépère, peinard assis à l'ombre sur sa terrasse le ventre à l'air.
Il nous reçoit gentiment, un peu surpris de nous voir.
Il nous présentera ses enfants et petits enfants venus de Nouméa pour les vacances, on sait pas trop quoi dire, il est très aimable avec nous et nous laisse partir.
Il ne nous a finalement pas mangé et il est drôlement sympa!!
Le lendemain le soleil se lève et nous parton faire le tour de l'ile. Ha!!! enfin des couleurs de fou, de l'eau à tomber parterre et un ciel bleu avec des nuits étoilés de rêve.
On fait des bougnas de tout sorte,viande, roussette,langouste, poissons, avec du taro, de l'ignam, des bananes et du lait de coco. Le tout est placé dans des feuilles de bananier que l'on referme sur la préparation.
La cuisson se fait dans un trou creusé dans le sol,dans lequel des pierres ont chauffé avec un feu de bois. On retire les braises et on place le bougna sur les pierres chaudes et on recouvre de terre. Cuisson pendant 2 heures a l'étouffé.
