25/06/2010

Coober Peddy



En aborigène Coober Peddy se traduit par «le terrier de l'homme blanc».La plupart des anciennes mines d'opales sont devenues des habitations souterraines pour se protéger du climat difficile du désert et d'une fine poussière omniprésente.






L'été le thermomètre frise les 50 degrés et descend facilement sous les 0 degrés la nuit en hiver. Seule ville d'Australie sans pelouse, Coober Peddy possède tout de même un curieux golf en terre battue pour ceux qui sont capables d'affronter le vrai fléau du coin, les mouches qui peuvent obscurcir les fenêtres ou empêcher d'ouvrir la bouche.







On restera une nuit dans un camping sous-terrain ressemblant à un parking. Le lendemain on visitera les maisons et églises troglodytes ainsi que les anciennes mines abandonnées. Dans une des maisons souterraine on aperçoit des allumettes plantées dans les fissures du plafond. Le propriétaire nous explique que si elles tombent c'est qu'il peut y avoir des risques d'affaissements, mais que ça n'a jamais bougé en 50 ans.





On aura une démonstration du fonctionnement des souffleurs, l'emblème de la ville. Ce sont des aspirateurs permettant de sortir les gravats des profondeurs de la mine jusqu'à la surface en formant un de ces monticules qui fait l'étrange paysage lunaire de Coober Peddy. Des milliers de forages et autant de montagnes de gravats font les environs superbement désolé de la ville, et explique pourquoi de nombreux tournages de film tels Mad Max ou Pitch Black ont été réalisé dans les environs. Le très beau parc national à 50 km au nord de la ville, permet de voyager entre de superbes formation rocheuses aux couleurs martienne.

















12/06/2010

Sur la route de Coober peddy

La ville des chercheurs d'opale.

Le chemin pour parvenir en ces lieux n'aura pas été de tout repos.

Nous voilà obligés de parcourir les 300 km de piste nécessitant un 4x4 avec notre petit break. Nous effectuons un premier ravitaillement en essence dans le trou paumé de William creek, considéré comme le plus petit village d'Australie. Juste un pub typique de l'out back, dont les murs étaient à l'époque des tondeurs de moutons, punaisés de billets de banque avec leurs noms écris dessus pour être certain de pouvoir se payer un coup à boire lors de leurs prochain passage. Maintenant il est couvert de photos, cartes d'étudiants et chaussures que laisserons en souvenir les touristes.




Ici c'est le règne des voitures tout terrain couvertes de poussière rouge et de boue. En les voyant nous ne sommes pas tellement rassurés pour la suite du trajet jusqu'à Coober peddy. Et l'idée de faire un détour de 600 km ne nous enchante pas.

Après avoir demandé conseil au barman, nous repartons confiant, les deux roues motrices passent à condition d'y aller doucement. C'est peu dire, avec 20 km/h de vitesse de croisière nous nous dirigeons lentement jusqu'à notre première et heureusement dernière galère du trajet. A mi chemin la route se transforme en un gros bourbier infranchissable, que faire. Nous n'avons croisé que trois voitures ces dernières heures. Si on s'embourbe on va devoir attendre un moment avant de voir passer quelqu'un. A peine dix minutes de réflexion et nous voyons au loin plusieurs 4x4 et décidons d'observer leur technique de pilotage dans la boue. Le premier manque de s'embourber, ça craint pour nous. Le deuxième passe plus tranquillement et propose de nous aider. Ces sympathiques australiens font parti d'un club de 4x4 et en deux temps trois mouvements, sortent leurs pelles et commencent à retirer la boue de la piste. Sébastien prend son courage à deux mains, monte dans la voiture et en avant, sous le regard anxieux de Gaëlle, « NE FREINE PAS!!! N ACCELERE PAS!!! » ouf, ça passe.

En chemin on verra la fameuse barrière anti dingo. C'est une clôture de près de 9600 kilomètres qui protège les troupeaux de ces jolis chiens sauvages.



Coward spring

Situé à seulement 300 km au nord de Copley mais à 5 heures de pistes, nous partons pour Coward Spring, proche du lac Salé d'Eyre pour quelques jours de wwoofing supplémentaire. Sur notre chemin, après avoir dépassé la ville fantôme de Farina, où les ruines de l'ancien hôtel de voyageur reprennent peu à peu vie grâce à un effort de rénovation, nous apercevrons de drôles de sculptures géantes sortirent de nul part. Rien à l'horizon, sauf la maison de l'artiste, on est en plein Arizona dream.




A Coward spring, c'est le vrai Outback, rien dans les environs à moins de 300 km, juste cette petite oasis alimentée par une source d'eau chaude en plein désert et un délicieux Spa naturel à 29 degrés sous les étoiles. Prue et Greg, bien bourrus, la soixantaines, nous reçoivent un peu froidement car nous arrivons tard (18h00). Changement d'ambiance radical, ici, c'est du rustique. Nos hôtes habitent dans une gare réaménagée de l'ancien tracé du chemin de fer. Le terrain est plein de carcasses de voitures et de merdier trainant ça et là. Ils passent 6 mois de l'année à organiser des safaris en dromadaires, à la manière des ancienne caravanes Afghanes qui sillonnaient le pays avant la construction du chemin de fer. Pendant ces quelques jours nous bricolerons des barbecues, couperons du bois à la hache et les aiderons à préparer leurs safaris. Tous les soirs nous aurons le plaisir de déguster de la bonne bidoche mijotée au feu de bois sous les étoiles. Le jour du départ, nos hôtes se montreront, à notre grande surprise, sincèrement chaleureux avec nous, nous proposant même de rester plus longtemps.




Copley

Nous décidons de nous arrêter quelques jours à Copley.
Minuscule village d'une petite centaine d'habitants situé 600 km au nord d'Adélaïde à proximité de la superbes formations rocheuses de Flinders Range dans le territoire de South Autralia.





Nous atterrissons dans la SPACE STATION, une sympathique communauté d'écolos, artistes, végétariens, intéressés par l'astronomie, l'astrologie et les bienfaits des plantes.
La communauté se compose de nos deux hôtes, Anne Maree, végétarienne convaincue et web designer ayant délaissé Melbourne, et Nigel qui ne dédaigne pas se taper un bon petit steak quand il va en ville pour le ravitaillement. Il y a aussi Zvetlana et Shaun, musiciennes travaillant dans les écoles, les cirques et les communautés aborigènes du centre du pays. N'oublions pas non plus nos deux moutons favoris Mario et Tony, dont nous avons nettoyer l'enclos quelques jour après notre arrivée.
Pendant notre séjour dans la Space Station, nous travaillerons à déplacer des cactus pas assez Feng shui, libèrerons un jardin de son parterre de briques et bêcherons le gigantesque et superbe potager source principale de nos repas. Nous profiterons de notre temps libre pour visiter les environs, tout en nous gavant de délicieux produits du jardin qui nous changent de nos rations de voyage en conserve. Les repas se partagerons dans le Cocon, espace aménagé par Nigel dans un hangar sans fenêtres, recouvert de tentures berbères et indiennes, où la chaleur du poêle nous permettra de passer de bien sympathiques soirées.
Durant cette semaine, nous habiterons dans « la chapelle », une maison partageant le terrain de la communauté, mais appartenant à un (prêtre) Californien qui ne viendrait que de temps en temps.
Dans la maison, nous découvrons tout une bibliothèque ésotérique comportant des ouvrages traitant du messages caché des étoiles, du tarot des arbres celtiques, d'illustrations de Francis Black, mais aussi d'un manuel s'intitulant « Water of life », expliquant les bienfaits de l'urine sur l'organisme lorsqu'on la boit régulièrement.
Le séjours dans cette petite communauté sera un vrai plaisir et nous repartirons avec quelques délicieux fruits et légumes du jardin.