Dans le ferry reliant Melbourne a la Tasmanie je passe le temps en flânant entre les peluches de la boutique de souvenirs. Là un gars me demande de le dépanner de un dollar.
Je n'ai pas d'argent sur moi,je lui fait comprendre que je suis désolé.
Agacé, il me répond que toute manière nous autres les français, nous n'avons jamais d'argent et puis que de toute manière , nous, de l'argent on en a pas besoin et il me laisse comme ça sans m'expliquer pourquoi il dit ça.
J'aurais ma réponse un peu plus tard en rencontrant quatre Français dans un camping.
Tout en ripaillant d'énormes morceaux de viande grillé au barbecue et en sirotant un bon Pastis, les quatre gugus m'expliquent qu'ils ne sentent pas du tout touché par la crise et que de l'argent ils n'en ont pas besoin, voilà plusieurs mois qu'ils n'achètent plus de nourritures.
Ici, le supermarché est un un terrain de jeux ,un self service.Pas de gardiens qui surveillent, pas de caméras et surtout pas de détecteur a la sortie.La tentation est trop forte.Même ceux qui ne pratiquaient pas s'y mettent en découvrant avec quel facilités les autres font.
Les gars s'en donnent a cœur joie,malgré les 40 degrés ambiant,ils entrent dans les supermarchés habillés de gros blousons, d'énormes vestes et pantalons bouffant et tels des Robins des Bois ils commencent a faire leurs courses.
En général chacun a sa spécialité et son secteur.L'un se concentre sur la viande pendant que l'autre ,en bon français, range des paquets charcuterie et de fromages dans son slip.
Un petit tour au rayon des chocolats et gâteaux pour une razzia en bonne et due forme et de temps en temps au rayon fruit et légume pour embarquer une pastèque avant de tranquillement sortir du magasin charger comme des dromadaires et serein comme des vaches sacrées.
Les Français sont parait-il les spécialistes du genre,les leader de la discipline, talonné de prêt par les Québécois qui améliorent leurs techniques.
Eux développe une approche consistant a consommer sur place plutôt que de prendre a emporter.On les croises souvent en train de grignoter quelques chips en cherchant l'inspiration pour la suite du repas.
Mais quoi qu'il en soit,le Français et le Québécois restent malgré tout fauché, car toute les économies faites sont de toute manière immédiatement réinvestit en weed ou dans le premier Bottleshop sur le chemin du camping, car pour leurs plus grande tristesse les supermarchés ne vendent pas d'alcool.... ni de "weed"
Au final on passe presque pour des abrutis quand on sort nos achats des sacs plastique au lieu de les sortir de notre slip
Bienvenue dans ma chambre





