Le Tonelé Sap est le plus grand lac d'Asie du sud est. Durant la saison des pluies il voit son niveau d'eau multiplié par 6. Très riche en poissons, il nourrit depuis la nuits des temps le Cambodge. Les habitants de la région se sont adaptés à cet environnement en formant des villages flottants qui peuvent migrer de plus de 6 km entre deux saisons. Ils vivent essentiellement de la pêche et utilisent des barques pour se déplacer de maison en maison. On voit même une école, un église et un terrain de volley flottant.
04/12/2010
Les temples du nord
Nous nous rapprochons peu à peu d'Angkor et découvrons des ruines de différentes époques, comme l'ancienne citée princière de Koh Ker qui abrite plusieurs temples et une grande pyramide.
Le site de Beng Mealea, quant à lui, n'a quasiment pas été rénové, ce qui nous permet de jouer aux explorateurs.
02/12/2010
Preah Vihear
Nous nous sommes levés très tôt pour effectuer les 5 heures de routes qui séparent le temple de Sambor à celui de Preah Vihear tout au nord à la frontière Thaïlandaise.
Nous arrivons à 13h dans les environs et sommes déjà exténué par la piste, mal aux fesses au dos.
Après un bref casse croute nous poursuivons la route qui nous mène aux ruines. Le site de Preah Vihear est classé au patrimoine mondiale mais reste le sujet de discordes entre le Cambodge et la Thaïlande qui se le dispute. Cette zone est fortement militarisée. Un soldat nous arrête juste avant l'entrée, en soufflant bruyamment dans son sifflet. Il nous explique avec les mains, que l'on ne peut pas continuer. On ne comprend pas vraiment pourquoi. Un jeune arrive et nous montre les camions remplis de gravas. On se demande si ce n'est pas une façon de nous soutirer quelques billets. Mais à notre grande surprise il refuse de l'argent et les autres aussi. Il aimerait bien nous accompagner mais la route est vraiment bloquée pour 4 jours à cause des travaux. Elle est en construction ce qui devrait faire augmenter le nombre de visiteur d'ici un ou deux ans.
Ahhhhhhhhh!!!
Quelle merde, il a fallu que ça tombe sur nous, après toutes les bornes qu'on vient de se payer. Personne aurait eu l'amabilité de l'indiquer en amont sur la route, ou bien de faire parvenir l'information aux touristes. Qu'on est con, évidement que l'on ne voit personne ici, c'est parce que les gens viennent avec des guides qui eux, sont au courant. Bref, y a plus qu'à faire marche arrière et partir vers les autres temples plus à l'ouest. Une bonne nuit à l'auberge du village nous fera le plus grand bien.
Arrivée au Cambodge
Après un passage de frontière tout ce qu'il y a de plus normale, corruption, bakchich, nous arrivons au Cambodge. Nous n'avons que 15 jours et nous concentrerons notre visite sur le nord du pays. La plus part des touristes ne visitent que le temple d'Angkor et la capitale Phnom-Penh. Le nombre toujours plus grandissant de groupes organisés venant de toute l'Asie sur le site d'Angkor donne le vertige. Bon, évidement nous n'allons pas faire l'impasse sur ce qui constitue l'un des plus beau monument du continent, mais nous avons tout d'abord très envie d'aller découvrir les temples perdus du nord.
Le problème ici ce sont les transports. En dehors des axes principaux, il est quasiment impossible de trouver des bus publics. Deux solutions s'offrent à nous. La première, consiste à prendre une voiture individuelle avec chauffeur, à 80€ la journée. La deuxième, est de louer un scooter pour 10 jours, effectuer des centaines de km de pistes poussiéreuse, affin d'atteindre les temples les plus éloignés. Bon, on a pas le choix, le guide du routard reste très évasif sur ce sujet et toutes les personnes que l'on questionnent nous regardent avec de grands yeux écarquillés. Pas de location de scooter dans la ville dans laquelle nous débarquons. On demander directement aux particuliers dans la rue si ils seraient d'accord pour nous louer le leur, mais il veulent absolument nous accompagner prétextant que la piste nécessite une grande expérience de la moto....
C'est en allant se renseigner chez un garagiste que nous arrivons enfin à trouver un scooter qu'il vient tout juste de finir de réparer. Il consent à nous le louer, mais on ne lui a pas dit où l'on voulait aller de peur qu'il refuse, de toute façon il ne parlait pas un mot d'Anglais.
Premier journée poussiéreuse pour aller visiter le temple de Sambor du 6 siècle de style pré-Angkorien.
Nous traversons de très beaux paysages de campagnes, les villages aux maisons en bois sur pilotis ont toutes sculptées la dates de leur construction sur le toit.
Le site de Sambor est constitué de 3 ensembles de temples dans la forêt. C'est bien ce que l'on pensais peu de gens arrivent jusqu'ici ce qui promet d'être pas mal pour la suite du voyage.
Nous croiserons sur notre route un Hollandais avec un vélo très spéciale...
Ici tout le monde le regarde bizarrement. Pour nous c'est déjà pas commun comme vélo, mais pour eux...
27/11/2010
Gastronomie
ça fait plusieurs semaines que l'on voit les gens se régaler de brochettes d'oeufs.
Dans le Tuktuk nous emmenant dans les 4000 îles, ma voisine de gauche se régale en suçotant par un petit trou le jus de son oeuf avant de l'éplucher et le grignoter.On voit des petits nerfs et une drôle de forme à l'intérieur avec un bec. Mais oui c'est un poussin.
Du coup le mystère de comment ils font tenir des oeufs sur des piques de brochettes sans qu'ils se vident est résolus. Par contre, on se demande toujours comment ils savent si le poussin est mure pour la cuisson. Et on ne sait toujours pas si c'est bon.
Les 4000 îles
Nous voilà arrivé à l'extrémité sud du Laos juste avant la frontière du Cambodge. A cet endroit le Mékong s'élargit considérablement pour laisser place à une chapelet d'îles dont seulement trois sont habitées. Pas grand chose à faire, juste le tour des îles en vélo pour aller voir les chutes d'eau puis profiter des superbes couchers de soleil de la terrasse de son bungalow. Recevoir encore une fois un tas de sourires des laotiens.
On est pas complètement au bout du monde, les choses importantes sont là.
Une fin de voyage au Laos à l'image du pays. Tranquille douceur, comme si le temps avançait au ralenti.
